Rachat de créances bancaires

À l’instar des sociétés industrielles, commerciales ou de services, les organismes bancaires constituent également des portefeuilles de créances qui, dans une conjoncture économique particulièrement tendue, subissent les mêmes aléas que ceux des autres créanciers.

La spécificité de ces organismes financiers réside dans le fait qu’ils émettent des créances sur des contrats portant sur des produits ou des services financiers dont les bénéficiaires n’ont pas honoré le remboursement. La banque peut recourir au rachat de créances bancaires impérativement besoin de recouvrir ses fonds pour assurer la fluidité de sa trésorerie et compenser les mouvements financiers.

De quoi sont constituées les créances bancaires ?

Le rachat de créances bancaires résulte du non-paiement par les clients des produits suivants :

  • Le crédit par décaissement

Il s’agit d’une ligne de crédit octroyée à une entreprise qui bénéficie pendant une durée déterminée d’une facilité de caisse lui permettant d’assurer ses besoins en capitaux à court terme.

  • Le titre de créance

Il s’agit d’un document émis par une entreprise et garanti par la banque. Ce billet à ordre doit être remboursé, majoré des frais bancaires, à une date définie au moment de la signature du protocole avec l’organisme bancaire qui le garantit.

  • Les engagements par signature

Dans ce cadre, une banque engage sa signature en garantie ou caution pour le compte d’une entreprise. En cas de défaillance de l’entreprise, c’est à la banque que revient la responsabilité de recouvrir les sommes engagées.

Pourquoi une banque procède à la cession de son portefeuille de créances

La banque cède ses créances pour deux raisons principales :

  • Le besoin d’obtenir rapidement de la banque_creance résorerie pour pallier sa difficulté à avoir des financements sur les marchés.
  • Pour faire face à l’augmentation du risque client et à la dévalorisation des actifs attachés aux prêts irrécouvrables.

En faisant appel à un factor pour le rachat de créances bancaires, la banque récupère rapidement les liquidités dont elle a besoin, ne supporte plus les frais de gestion internes et externes liés aux procédures de recouvrement, et enfin annule le risque fiscal.